Sept ans après son lancement, Distorsion est toujours l’un des podcasts les plus populaires au Québec et compte de – très – nombreux fans en Europe. Deux véritables tours de force. D’abord en taillant sa place dans la catégorie populaire et pourtant très concurrentielle du true crime, et ensuite en devenant un des rares podcasts francophones à avoir cartonné hors des frontières de la province canadienne. Nous avons rencontré Émile Gauthier, l’un des deux fondateurs-animateurs (avec Sébastien Lévesque) pour comprendre comment le duo a procédé. Voici 7 leçons qui seront utiles à tous les créateurs de podcasts. 1 C’est OK de commencer juste pour le plaisir… Distorsion a commencé comme un projet de cœur : “On voulait allier notre passion pour la technologie et l’ère numérique avec notre amour pour les documentaires d’enquête.” En 2017, au Québec, les podcasts faisaient encore figure d’objets underground. Émile et Sébastien imaginaient alors que leur public se limiterait à “seulement 20 ou 30 personnes bizarres de Montréal”. “Il y avait très peu de podcasts qui traitaient d’histoires étranges et d’enquêtes à l’époque : Le Bureau des Mystères et, ici au Québec, Ars Moriendi et Victoria Charlton sur YouTube.” 2…Avec des moyens limités mais bien investis Grâce à du matériel d’enregistrement hérité de la précédente carrière en production musicale d’Émile et à la sollicitation du réseau des créateurs, Distorsion a pu commencer avec un budget très modeste. La qualité sonore n’a pour autant pas été négligée, car elle est primordiale dans le succès d’un podcast, un enjeu dont est bien conscient Émile : “Si je ne suis pas satisfait de la qualité sonore d’un podcast, je risque d’arrêter tout de suite et de ne jamais y retourner.” L’investissement en temps a en revanche toujours été très important : un épisode de Distorsion, c’est en effet : 20h de recherches ; 5h d’enregistrement et plusieurs heures de promotion ; Des heures dédiées à la promotion et à l’animation de la communauté. “À plusieurs moments, nous avons frôlé l’épuisement et le burn-out, nous n’avons donc pas eu d’autre choix que de demander de l’aide.

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