Je ne veux pas d’un édito classique. Un édito dans lequel je vous aurai dit que le mot Podcast est un mot universel et qu’il ne se traduit dans presque aucune langue sauf au Québec. Un édito dans lequel je vous aurai vanté la valeur ajoutée du Podcast Natif et l’augmentation incroyable des écoutes/téléchargements du replay. Un édito dans lequel je vanterai les atouts de nos abonnements et dans lequel je vous motiverais à vous inscrire sur cool. Non. Je veux plutôt vous partager le fond de ma pensée pour ce deuxième numéro de Podcast Magazine. Je suis passé par des périodes très complexes ces 5 derniers mois. Les plus complexes que je n’ai jamais vécu. J’en vivrai certainement des plus dures, des plus lourdes, des plus longues… Après cinquante et un an de bons moments avec mes parents, ma famille, mes amis, mes relations, mes rencontres, mes collaborateurs, il fallait bien que la balance penche un jour ou l’autre du « mauvais » côté. Car la vie est une montagne russe. Et lorsqu’on passe 51 ans à grimper haut sans trop d’efforts, un jour ou l’autre l’attraction « terrestre » nous rappelle à l’ordre. Le plus captivant dans ce qui arrive c’est peut-être le fait d’en parler ouvertement. De partager une intimité qu’elle soit personnelle et/ou professionnelle. Les deux sont souvent liées. Très réservé, j’ai toujours eu tendance à peu me confier. Par humilité et individualisme peut-être. Ou profonde timidité. Or lorsqu’on touche le fond (du moins croire que ça l’est par notre prisme à l’instant T), vient ce besoin étrange de ne pas le garder pour soi. De l’exterioriser. Avec les dangers que cela comporte. Mon entourage déprimait de me voir soudain négatif et sans étincelle. Mais surtout, depuis que j’ai ouvertement annoncé ce cumul de problèmes personnels et professionnels, certains m’ont enterré très vite en laissant traîner diverses fausses rumeurs à propagation immédiate. Certains m’ont soutenu (sans rien vraiment faire au final mais le soutien fait du bien temporairement). Une minorité m’a confirmé une aide concrète salvatrice. Qu’ils en soient ici remerciés.

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