2,7%. C’est ce que représentent les contenus francophones sur les 10 millions de sites Web les plus visités au monde. Nous sommes plus de 300 millions de locuteurs répartis à travers 79 pays, et pourtant, nos contenus culturels disponibles en ligne, bien qu’occupant la 4e place sur Internet, demeurent une goutte d’eau sur la Toile. Suite à leur étude parue en 2020, les deux chercheurs montréalais Christian Agbobli et Destiny Tchéhouali ont fait l’expérience de l’écrasant pouvoir de recommandation uniforme des GAFAM. Après avoir créé 24 profils francophones distincts sur les cinq principales plateformes, dont iTunes, Spotify et Deezer, ils ont découvert que seulement 13% des recommandations qu’ils ont reçues concernaient des contenus francophones. Les créateurs de contenu indépendants ont de quoi se décourager jusqu’à l’os. Bien sûr, il existe une panoplie d’outils et de méthodes pour ne pas se retrouver sur le radeau de la Méduse de la scène podcastique dans un océan de flux : 🌐Le site vitrine ; 🏹Les acronymes du marketeux : SEO, SEA, SMO ; 🔨 La bonne vieille méthode Coué ; 🧱 Le community building ; 👅Le dossier de presse bien léché pour charmer les journalistes et les curateurs de contenu à coups de preuves sociales ; 🚀Le raccourci “Podcaste avec les stars” pour atteindre plus rapidement ta north star metric (ton score d’écoute) sans passer par la case “inconnu au bataillon de la fame”. Mais avant tout désir de reconnaissance, il y a la passion de transmettre, de capter des moments de grâce auditive ou de faire partager des rencontres sans distances intimes. Cette passion est à la fois un guide au démarrage, un aide-mémoire dans les moments de doute et un témoin de l’endurance dont il faut faire preuve pour tenir la distance. On oublie parfois que le RPI (retour personnel sur investissement) est une mesure tout aussi importante que les chiffres.

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