On dit que la première voix qu’on entend, c’est la voix de notre mère lorsqu’on est encore en son sein. Une voix réconfortante, qui partage avec nous son quotidien, qui nous présente notre nouvel environnement, parle de projets, de notre avenir. C’est peut-être de là que provient notre fascination envers ses voix qui nous parlent depuis si longtemps à la radio et plus récemment, par le biais du podcast. Depuis la nuit des temps, les humains aiment se faire raconter des histoires, et je ne parle pas de la politique, quoique :-). Et nous, depuis notre tendre enfance, on cherche ici et là des histoires pour apprendre, pour découvrir, pour se divertir, c’est ce que la radio est venue nourrir chez nous, c’est ce que le podcast permet aujourd’hui à tout un chacun de faire. Évidemment, tous n’ont pas le même talent pour le faire. Certains ont une magnifique voix qui permettrait de transformer un dictionnaire en recueil de poésie pour l’oreille, et d’autres ont une facilité à écrire pour l’audio. Oui, parce qu’on n’écrit pas à l’audio comme on écrit pour la télé, la vidéo, le Web ou la littérature. Il y a une façon d’écrire pour l’oreille et ça, c’est un art, comme celui de savoir parfaitement jouer de sa voix pour livrer une histoire, une émotion. Le magazine que vous tenez entre les mains, c’est la preuve que la voix fascine toujours autant. On a beau nous présenter des films de centaines de millions de dollars bourrés d’effets spéciaux et d’explosions… Une bonne histoire bien racontée entre les deux oreilles d’un auditeur, ça peut être tout aussi percutant, troublant et surtout, ça permet à l’auditeur de se faire son propre film dans sa tête, avec ses images, sa vision propre, ce que Hollywood ou Netflix ne réussiront jamais à faire. La prochaine fois que vous écouterez une émission en podcast ou à la bonne vieille radio, si vous n’êtes pas en voiture, scooter ou vélo, fermez les yeux et essayez de voir ce qu’on vous dit, vous verrez, c’est simplement magique.

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