J’ai reçu un courrier d’avocat fin août dernier. Il menaçait de me poursuivre en diffamation. Pourquoi ? Car un de mes épisodes sur Marc Dorcel portait préjudice à l’image de son client. Eh oui, j’avais eu l’outrecuidance de “dénoncer” les collusions du monde du porno.

Il fallait que je supprime “vite” mon épisode. Mais je n’ai pas essayé de me battre.

Au bout de quelques jours et après un 2e courrier recommandé, j’ai décidé de supprimer l’épisode incriminé.
J’ai perdu la bataille. Une bataille que je ne voulais pas mener par manque de moyens et d’ambitions. Une bataille que je ne voulais pas mener par peur.
Une bataille que je ne voulais pas mener, car je n’avais ni l’argent ni le temps pour me battre.

Cette histoire m’a rappelé que chez nous, podcasteurs, tout est fait à la main.
C’est moi qui gère tout avec mes propres moyens. Pour chaque épisode, je bosse avec un auteur et un ingé son et le reste, c’est moi. Je “bidouille” mon marketing, mes RP, ma diffusion.

J’ai peu d’argent, j’essaie de me débrouiller avec ce que j’ai.
C’est ça, le podcast, un secteur où la démerde est toujours d’actualité. Et quand un avocat frappe à notre porte, nous devons nous incliner.

Je rêve donc d’un secteur qui se professionnalise de plus en plus, un secteur où l’on sort de l’amateurisme qui était la marque de fabrique du podcast. Un secteur où gagner de l’argent était mal vu. Je rêve d’un secteur où l’on communique ses chiffres en toute transparence et où l’on a du plaisir à gagner de l’argent sans honte.
Je rêve d’un secteur où des centaines de podcasteurs vivent de leur podcast.
Je rêve d’un secteur où, le jour où un avocat frappe à ma porte, je prendrai les armes pour me défendre.

C’est aussi ça que le podcast attend !
Plus de professionnalisme, plus d’argent, plus de transparence.