La radio est le média des tendances, elle est présente dans notre quotidien, nous accompagne du lever au coucher. Elle nous divertit, nous informe et nous tient à jour sur ce qu’il ne faut pas manquer. Normal qu’elle s’engouffre dans le podcast. Vous me direz, ça n’a rien de nouveau le podcast à la radio. Et vous avez bien raison. Depuis un moment déjà, le “replay” des émissions et chroniques est disponible sur l’ensemble des stations à travers le monde. Mais il faut faire la différence entre une mise à disposition d’un contenu en réécoute et le podcast. Ce qu’il y a de nouveau à la radio, ce sont les podcasts natifs. Des émissions ou chroniques créées spécialement pour être écoutées en podcast et pas à une heure précise en même temps que des milliers d’autres. Le podcast natif permet plus de liberté dans la création. Une liberté qui n’est pas toujours permise à l’antenne. Par exemple une liberté de temps, mais aussi éditoriale. Il est possible d’aborder toute sorte de sujets avec le ton et les invités que l’animateur choisit. Sans règles d’antenne à respecter. C’est le contenu qui prime. Guillaume Gétaz anime L’Aventure, un podcast produit par la radio privée LFM en Suisse et il a pu choisir un thème qui lui tenait à cœur dans la réflexion liée à la création d’un contenu nouveau. “Il y a eu plusieurs propositions de thématiques. Mais celle-ci m’intéressait et le marché francophone ne produisait pas encore beaucoup de contenu de ce type.” Pour Alouette, la démarche est d’aller plus loin : “Nos auditeurs peuvent en apprendre plus sur un artiste que nous avons reçu sur notre antenne avec un format plus long et plus approfondi avec l’invité qui dispose de plus de temps pour s’exprimer”, selon Victoire de Villiers, directrice de la station du Grand Ouest. Pour Arnaud Agoyer, directeur d’antenne de Hit West, le podcast natif permet de tester de nouveaux formats, en utilisant les forces internes : “On peut s’affranchir des contraintes de durée, de zone de diffusion, et de récurrence.
[…]