Orso Media, une régie, un network ? L’entreprise préfère “label” car ses créateurs sont propriétaires de leur contenu et maîtres de leur production, et sont accompagnés sur le reste : essor de leur marque média, génération des revenus, développement de l’audience, stratégie éditoriale et diversification des supports. Son ambition : faire émerger les Matthieu Stefani de demain.
| Ce qui valorise Orso Media est à la fois sa manière de dialoguer avec les marques et de sélectionner les podcasteurs. Le choix se porte sur ceux en qui Orso croit, selon la qualité ou le potentiel du podcast, et l’ambition de son hôte. Deux autres critères essentiels sont le partage de valeurs communes, et leur évolution dans l’une de ses deux verticales, à savoir le monde de l’entreprise et les finances personnelles. Forte de sa vingtaine de podcasts, l’entreprise ne parle pas de publicité, mais de partenariat avec les marques, mettant un point d’honneur à ne passer aucun contrat si celles-ci ne sont pas alignées avec leurs podcasteurs. Si, au contraire, le thème correspond, si le créateur connaît le produit, l’a testé longuement et le valide, alors l’auditeur est assuré de l’authenticité du message. Cela réduit le nombre de campagnes, mais permet de conserver ce qui constitue la valeur ajoutée du label. Le host-read en pré-roll avec Audiomeans Quant au format employé pour le sponsoring, Orso Media pratique presque exclusivement le host-read en pré-roll, avec une technologie d’insertion dynamique fournie par Audiomeans, son unique hébergeur. Cette fonctionnalité assure aux marques que leurs annonces actuelles seront diffusées même sur des épisodes anciens. Dans ce cas, le CPM moyen oscille entre 80 et 100 €, un tarif dans la moyenne basse par rapport à l’audience visée, les décideurs d’entreprises. Le label reste cependant généreux envers ses podcasteurs, en leur reversant 70% du chiffre d’affaires. Le mid-roll, intéressant pour l’annonceur mais mal accepté par le public, est employé avec parcimonie, seulement pour l’autopromotion des podcasteurs. Le label emploie également la recommandation croisée au sein des listes d’épisodes grâce au système CrossPod d’Audiomeans. “Le CPM moyen oscille entre 80 et 100 €, un tarif dans la moyenne basse par rapport à l’audience visée, les décideurs d’entreprises” Vers un modèle économique pérenne Auparavant inscrite aux classements de l’ACPM, l’entreprise hybride a fait le choix de s’en retirer, ne trouvant pas sa place parmi les catégories proposées. Cela dit, pour Orso Media, la présentation de données n’est pas fondamentale, puisqu’aucun de ses partenaires ne s’y réfère véritablement. Et l’entreprise pratique une transparence totale sur ses audiences relevées par Audiomeans, lui-même certifié ACPM. Selon l’entreprise, la consolidation qui s’opère actuellement à des tarifs bas dans le secteur du podcast est la conséquence de notre culture entrepreneuriale française. Les acteurs du podcast ont négligé pendant longtemps l’aspect financier et la mise en place d’un modèle économique pérenne. Se libérer de certains carcans Pour s’implanter solidement dans une branche en construction, et afin de conserver son attractivité dans la durée, Orso Media agit selon trois priorités. L’entreprise s’appuie d’abord sur la personnalité de ses créateurs, capables de se démarquer même sur des sujets classiques. Ils établissent ainsi un lien solide avec leur communauté, assurant leur force de recommandation. Ensuite, à contre-courant des réseaux sociaux, le travail au long terme offre le temps d’explorer les sujets, d’aller au fond des choses, de prêter une oreille attentive aux invités. Tout bon podcast adopte ce temps long. Peut-être faut-il enfin réfléchir de manière plus globale, au-delà du podcast, afin de développer une présence sur d’autres supports et démultiplier les opportunités de collaborations. Par ailleurs, qui sait si les auditeurs ne se lasseront pas de ce média dans trois ou quatre ans ? Dans cet esprit, le site orsomedia.io aspire à devenir un média de destination présentant podcasts, mais aussi vidéos, articles et newsletters sur ses deux univers. Le podcast gagnera en maturité quand il se libérera de certains de ses carcans. |