Le marché du podcast francophone a connu une évolution fulgurante au cours des dernières années, devenant un véritable phénomène culturel et médiatique. Parmi les acteurs de ce marché en plein essor, Louis-Guillaume Kan-Lacas et son réseau Choses à Savoir occupent une place de choix, non seulement en tant que pionniers mais aussi en tant que leaders de contenu.

Dans une interview récente, Kan-Lacas a partagé sa vision du podcasting, ses expériences et les ambitions de Choses à Savoir. Selon Kan-Lacas, le podcasting a traversé différentes phases, depuis les débuts expérimentaux jusqu’à une ère de rationalisation où la rentabilité est devenue la priorité. “Nous sommes entrés dans une phase de rationalisation, dans laquelle le maître-mot semble être identique pour tous les acteurs : rentabilité”, explique-t-il. Avec plusieurs millions d’écoutes mensuelles, Choses à Savoir se positionne en tête du secteur, un statut qu’ils entendent bien renforcer par leur retour à l’ACPM.
La consolidation du marché a vu de nombreux rachats et intégrations de groupes, un signe de maturité et de structuration. Kan-Lacas confirme que Choses à Savoir a été sollicité pour de telles négociations, bien qu’aucune n’ait pour l’instant abouti. Cela témoigne de l’intérêt porté au réseau et de sa valeur reconnue sur le marché.

Nous sommes entrés dans une phase de rationalisation, dans laquelle le maître-mot semble être identique pour tous les acteurs : rentabilité,“

Un intérêt pour tous les talents

Choses à Savoir repose sur le talent d’une vingtaine de collaborateurs, majoritairement des freelances, qui enrichissent le catalogue de leur expertise et créativité. “Donc oui, podcasteurs, monteurs, auteurs… tous les talents nous intéressent !” affirme Kan-Lacas, ouvrant la porte à de nouvelles collaborations.
Le modèle économique de Choses à Savoir est centré sur la publicité, principalement via l’insertion dynamique de spots audio, qui s’est avérée être la solution de monétisation la plus efficace pour eux. Ils utilisent Megaphone pour l’hébergement et sont partenaires avec la régie de Spotify pour la monétisation, bien que les détails financiers restent confidentiels.

Vers une mesure universelle et sans lacunes

Quant aux certifications et mesures d’audience, Kan-Lacas reconnaît l’importance de la transparence mais pointe du doigt les lacunes des systèmes actuels. Il suggère l’intérêt d’une solution universelle, qui bénéficierait à l’ensemble des acteurs du podcasting. Le réseau Choses à Savoir produit 33 podcasts, dont 80% sont francophones, indiquant une forte empreinte dans l’espace de la langue française tout en ouvrant des perspectives internationales.
Concernant les podcasts de marque, bien que le réseau ait par le passé produit pour d’autres entités, il se concentre désormais sur ses propres émissions, tout en restant ouvert à des productions ponctuelles en brand content.
Interrogé sur l’avenir de Choses à Savoir, Kan-Lacas se montre confiant. “L’organisation, la structure et le positionnement de Choses à Savoir devraient nous permettre de poursuivre notre croissance sans changer de cap”, déclare-t-il, soulignant la vocation du réseau à vulgariser la connaissance dans divers domaines avec rigueur et passion.

Pas besoin de l’IA. Pour le moment…

L’intelligence artificielle ne fait pas partie des outils principaux de Choses à Savoir, car l’expertise humaine est au cœur de leur processus créatif. Cependant, cela n’exclut pas l’éventualité de son utilisation future pour optimiser certaines opérations.
En ce qui concerne la propriété intellectuelle, Kan-Lacas affirme que tous leurs podcasts sont des créations originales et protégées par le droit d’auteur. De plus, la marque s’est déjà diversifiée au-delà du podcasting avec la publication de livres et la création d’un jeu de société.
En somme, Louis-Guillaume Kan-Lacas et Choses à Savoir incarnent l’adaptabilité, l’innovation et la persévérance nécessaires pour réussir dans l’industrie florissante du podcast. Avec une vision claire et une stratégie bien définie, ils continuent d’inspirer et d’éduquer leur public, tout en explorant de nouveaux horizons dans le domaine de la connaissance et du divertissement.