D’une manière générale, la veille d’un enregistrement, j’évite de… me coucher tard, boire du café, fumer, crier, hurler (oui, ça m’arrive). J’évite aussi les dîners trop arrosés (ça m’arrive aussi). Je me couche tôt pour que nous puissions avoir nos 8 heures de sommeil réparateur, mes cordes vocales et moi. Bref, je me donne toutes les chances d’être fraîche et alerte le lendemain, et surtout d’avoir la voix claire comme de l’eau de roche. Le jour J, je bois beaucoup et régulièrement. Dès le saut du lit, hop ! un petit verre, une heure après, hop ! un petit verre, etc., jusqu’à la séance… Évidemment, je parle d’eau ! Ni café, ni boissons gazeuses ou sucrées, ni thé (à la rigueur léger, sans sucre), sinon c’est bouche pâteuse garantie et jolis petits “bruits de bouche” qui donnent envie aux ingés son de se taper la tête (ou mieux, la nôtre) contre les murs. Juste avant la séance, je fais quelques exercices pour chauffer ma voix et détendre mes cordes vocales (et moi aussi par la même occasion). Je n’y passe pas énormément de temps, et avec les années, de moins en moins, mais j’y consacre toujours quelques minutes. Je commence par un exercice de respiration avec le ventre. Je m’assois le dos bien droit (ah oui… lors des séances, je bannis les jeans serrés et tout vêtement qui comprime le ventre, tant pis pour la mode des tailles hautes !), j’inspire lentement avec le nez en gonflant le ventre, je tiens quelques secondes et j’expire en vidant totalement l’air du ventre, je tiens quelques secondes et je recommence. Je fais trois ou quatre cycles. Pour ma voix plus spécifiquement, je fais des “brweee”. On souffle l’air à travers les lèvres en partant d’un son grave et en montant vers l’aigu. Et vice versa. Un peu comme un cheval qui hennit. Ça s’appelle le “trille”. Je fais ça pendant une à deux minutes, bouche et lèvres bien relâchées. Je bâille, bouche grande ouverte, ça détend. Parfois, je fais aussi une série de vocalises “do-mi-sol-do-sol-mi-do” en faisant des “ha”.
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