Philippe Chapot m’a donné carte blanche pour parler de ma vision du podcast. Alors, je me lance… Pour moi, le podcast est définitivement ce qui va nous sauver de la guerre, du réchauffement climatique et des intelligences artificielles. C’est celui qui va mettre fin au commerce des animaux, visibiliser les invisibles et mettre fin aux racismes et à toutes les formes de discriminations. … Ah ?… Tendez… Une seconde, s’il vous plaît… D’accord, d’accord… Oui, je comprends bien. Bon… On me dit à l’oreillette que j’m’emballe ! Alors, je recommence. Le podcast, c’est l’élève discret du fond de la classe. Celui sur qui on aurait pas misé un kopeck. C’est le timide qui s’habille en Kalenji parce qu’il a peu de moyens mais qui veut être confort (promis, cet article n’est pas de la pub déguisée). Bref, c’est celui qui n’est pas dans le paraître mais dans l’être. Bon alors, faut bien se l’avouer, le podcast ne nous a pas tout de suite tapé dans l’œil. Parce que c’est pas le plus cool des cool kids ! D’ailleurs, le plus souvent, personne ne le connaît. “Le quoi ? Le pauscast ? Connais pas ! Par contre, t’as vu la dernière trend TikTok ?” Le podcast, c’est cet ami simple et différent qui nous ressemble beaucoup. Le “pas si branché de la cour de récré” chez qui on a envie de déjeuner tous les midis. Alors, si vous comptiez faire partie de la hype en traînant avec le podcast, laissez-moi vous dire que vous vous fourrez le doigt dans l’œil (et bien profondément !). Parce qu’on ne traîne pas avec lui pour la fame, mais par évidence. Les liens qu’on tisse sont aussi solides qu’intimes. C’est une corde en polypropylène, je sais pas vraiment ce que c’est, je viens de googliser mais c’est pour dire que c’est pas d’la cordelette, quoi. En réalité, y a même pas de corde, ni polypropylène, ni quoi que ce soit qui nous lie de force avec lui. L’attache est invisible et on y revient spontanément, par envie et non par contrainte ou dépendance.
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