© Laurianne Kapriel Depuis notre petit déjeuner avec Clémentine, ton podcast est devenu (même s’il l’était déjà) une véritable référence. On parle beaucoup de toi avec le coup de ton entretien avec le Président… J’ai cru comprendre que tu avais pris une décision suite à ton aventure sur le G20. Tu peux nous raconter ? J’ai eu la chance d’avoir cette opportunité unique d’enregistrer avec un président en exercice. Pour un média que j’ai créé seul il y a 7 ans, c’est une opportunité qui donne des ailes. J’avais démarré un processus de cession de mon agence digitale CosaVostra quelques mois avant cet épisode, et j’ai accéléré les choses à ce moment-là. Mon objectif est désormais de me concentrer sur mes contenus, que ce soit sur GDIY, La Martingale, mais également et surtout sur ma chaîne YouTube, qui grossit de jour en jour. La vidéo et les réseaux sociaux sont pour moi des leviers de croissance importants, qui vont me permettre de gagner en visibilité et de ne plus dépendre uniquement d’un média audio. On voit que les podcasts deviennent des médias aussi puissants, voire plus puissants, que les médias traditionnels. Tu es le premier podcast à avoir eu un président sur un format long. Pourquoi le Président a-t-il accepté, selon toi ? Parce que c’est un média à part. Un média dans lequel on prend le temps d’expliquer les choses, dans un climat différent. C’est une discussion, pas une interview. Même si je respecte une déontologie et qu’on ne me commande ni les questions ni le livrable, je ne suis pas là pour agresser mes invités, mais pour essayer de les connaître, de les comprendre. J’essaie de comprendre le « comment » beaucoup, le « pourquoi » un peu. Mais je ne suis pas là pour juger ni prendre à partie. Je pense que c’est ce dont il avait besoin, après la dissolution. Aux États-Unis, les podcasts sont des passages désormais obligés. Penses-tu que ce sera la même chose en France dans les années à venir ? J’en suis convaincu.

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