Maryline Décarie et Genny Pilon transforment leur passion pour le tricot et le true crime en un podcast unique. Entre simplicité et authenticité, elles tissent des liens avec une communauté fidèle. Maryline Décarie et Genny Pilon ne se destinent pas à révolutionner le monde du podcasting, mais leur émission Tricoteuses en Série surprend et séduit. Ce mélange inattendu de tricot et de récits de true crime est né d’une idée audacieuse, lancée presque par hasard. “L’idée m’est venue en discutant avec d’autres passionnés de tricot, qui écoutaient beaucoup de podcasts en travaillant sur leurs projets”, raconte Genny. Quelques semaines plus tard, armées de micros de karaoké et d’une bonne dose de curiosité, le duo lançait son premier épisode. True crime et tricot : un mariage naturel ? Le lien entre le tricot et le true crime peut sembler curieux, mais il repose sur une réalité bien ancrée. “Quand on tricote, on n’a pas besoin de visuels. Les podcasts et les documentaires audio se prêtent parfaitement à cette activité”, explique Maryline. Depuis deux ans, elles explorent des affaires criminelles qu’elles présentent à leur manière : avec spontanéité et une pointe d’humour noir. “On ne sait jamais ce que l’autre va raconter. Chaque épisode, on se surprend mutuellement en partageant nos recherches”, ajoute Genny. Le succès repose aussi sur une connexion authentique avec leur public. “Nos conversations ressemblent à celles de deux amies dans un salon. Cela crée un sentiment de proximité avec nos auditeurs”, confie Maryline. Lever le pied pour préserver le plaisir Au fil du temps, Maryline et Genny ont choisi de réduire leur rythme de publication pour préserver leur enthousiasme. “On publie un épisode toutes les deux semaines désormais, et on se permet de prendre des pauses pendant l’été ou les fêtes”, explique Genny. Cette décision, motivée par la volonté de ne pas s’imposer de contraintes inutiles, leur a permis de retrouver une liberté créative. “Lorsqu’on s’oblige à publier, on perd la spontanéité et le plaisir. Désormais, on avance à notre rythme, sans pression, et nos auditeurs ont compris cette démarche”, ajoute Maryline.

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