… et je sors de chez ma psy. Nous sommes allées au cœur de mon subconscient. Au son de sa voix, je me dois d’être en confiance. J’emprunte un escalier imaginaire. Marche après marche, il est question que je m’abandonne au rien. À l’absence de raisonnement. À l’intérêt du bruit extérieur pour faire silence en moi. Et plonger dans un monde dont les clés m’échappent parfois. Je ne sais pas si c’est de circonstance. Mais. Je m’interroge sur ma vulnérabilité. Ma voix. Mon corps. Mon genre. À toutes ces conneries que la société invente pour me faire croire. Croire qu’il n’y a qu’une façon de penser, d’agir, d’aimer, de détester. Une seule façon de croire à une norme – que certains appellent la mode – qui se déconstruit et se reconstruit à la vitesse de la lumière, cherchant un mythe individualiste qui prouvera que la “norme”, c’est d’abord ce qu’on rejette. Et ainsi de suite jusqu’à épuisement. Et c’est là que je m’interroge sur ma vulnérabilité subie. Car ma voix. Mon corps. Ils sont en danger. Bien plus qu’il y a quelques années. À croire que le port du masque a posé le voile sur le bon sens et le néo-existentialisme qui balbutiait, porteur d’espoir d’émancipation. …et la lumière fut. Et son ombre. Dans l’opacité des cieux sociaux, l’ombre engourdit le corps féminin pour asseoir son mythe corseté. Corps captif des injonctions qui voilent sont éclats. Telle une chimère, l’absurde se love dans ces diktats, déformant l’essence même de la liberté. Ces voix qui nous guident, portent une “lumière”, si souvent étrangères à nos véritables désirs, nous poussent vers une quête illusoire de perfection. Elles nous imposent des critères rigides dans laquelle l’essence même humaine s’y perd. Mais dans ce chaos absurde, j’aspire à une lueur d’espoir. Mon corps, ma voix, mon style, mon être ne seront être une toile vierge prête à être peinte selon les désirs d’autrui. Seulement voilà… mon geste. Mon verbe. Ma voix. Traites a eux trois.

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