Deuxième sujet sur l’émission Le Cours de l’Histoire de Xavier Mauduit, tous les matins de la semaine à 9h sur France Culture. Cette fois, nous allons prendre le large avec les épopées de plusieurs explorateurs des mers. Deux hommes et deux femmes, à quatre époques différentes. La série s’appelle Voyager sur les mers, des histoires.

Le premier concerne les peuples scandinaves, trivialement appelés Vikings. Ces fermiers ont petit à petit conquis la mer grâce à un savoir-faire inégalé dans la construction navale, d’abord pour le commerce, ensuite pour les pillages (on estime cependant que seul un tiers des clans vikings se livraient ainsi à la piraterie). Ils ont repoussé les frontières du monde connu, s’installant en Islande puis au Groënland, descendant jusqu’à l’actuelle Boston avant de rebrousser chemin. A peu de choses près, les Etats-Unis parleraient norvégien ! Retour sur l’odyssée d’Erik le Rouge et de ses fils.

50 nuances de Grecs

La Grèce antique et les cultures apparentées sur la Mer Noire, abordées dans le deuxième épisode, se décomposaient en une multitude de cités-Etats dont chacune avait ses lois. Le machisme d’Athènes ne concernait pas Sparte, par exemple. De la même manière, la reine Artémise d’Halicarnasse a pris elle-même le commandement de ses vaisseaux lors de la coalition des guerres médiques. Comme la déesse lui ayant donné son nom, elle était décidée à prouver la compétence des femmes. Elle fut plus ou moins bien reçue par ses “alliés”, mais gagna le surnom d’Amazone des mers.

Surcouf, le pirate patriote

Autres mers et autre époque pour la vie de Surcouf, l’un des plus fameux corsaires français. A l’inverse des précédents, c’est un personnage très documenté. Trop, même : les contradictions se multiplient autour de ce capitaine, qualifié tour à tour d’esclavagiste ou d’humaniste, de patriote ou de révolutionnaire. Ayant servi sous quatre régimes, il lui fallait bien sentir le vent changer, pourtant. Et si ses opinions avaient juste porté sur la liberté, loin des intrigues de la cour ?

La grande dame de mer

Au vingtième siècle enfin, le destin extraordinaire d’une femme ayant refusé les codes sociaux. Aventurière, artiste, journaliste, écrivaine et scientifique tout à la fois, Anna Conti fut la “Dame de la mer”, la première océanographe, et aussi une pionnière en matière d’écologie. Elle qui dénonçait l’exploitation des océans dès les années 1960 serait horrifiée devant le nouveau “continent” de plastique, le dérèglement des courants et les dramatiques rencontres de plus en plus nombreuses entre l’Homme et la faune aquatique. Partez aux côtés de celle qui voyait la mer en vert.

Le Cours de l’Histoire : “Voyager sur les mers, des histoires”