Créer un podcast consacré aux détectives privés, c’est prendre le risque de convoquer
tout un imaginaire caricatural à base de filatures, de pièges et d’imperméables. C’est en partant
de cette liste de clichés que Margaux Duquesne, détective privée (qui a ouvert son agence Millenium Investigations il y a deux ans), a lancé Détective Privée, un projet qui tend à réhabiliter toute une profession.
C’est armée de son micro Blue Yeti (offert lors de son départ de France Inter il y a quelquesannées) que l’aventure Détective Privée prend forme épisode après épisode. Et ce projet, Margaux le mène seule, avouant au passage être “très mauvaise pour déléguer”. C’est ainsi qu’elle met à profit ses années passées à France Inter en tant que journaliste qui lui permettent de poser sa voix correctement et d’assurer le montage via Audacity. Parallèlement à cela, la question s’est posée de proposer ce projet à des studios pour l’épauler dans la production, mais le côté “électron libre” l’a emporté, inscrivant ce projet dans la lignée des projets indépendants.
Le podcast pour garantir l’anonymat
Dans son quotidien bien chargé, l’écriture et la production des épisodes se font de façon morcelée. “C’est comme une conversation dans ma tête”, confie-t- elle pour expliquer le processus créatif qui précède chaque nouvel épisode. En général, chaque épisode lui demande une semaine d’écriture et un enregistrement relativement rapide en une ou deux prises maximum.
