Partir en mer plusieurs jours, en course, seul sur un bateau… On imagine le silence, le bruit de la mer, la contemplation… hélas, non. Aujourd’hui, les bateaux de course sont inconfortables, bruyants, les marins vont jusqu’à mettre des casques antibruit pour se détendre et ne pas être agressés en permanence par le son du carbone qui tape sur les vagues. Alors, ils écoutent de la musique et certains des podcasts. Les marins des grandes courses au large partent des jours, comme sur la Route du Rhum, voire des mois, sur le Vendée Globe, seuls sur un bateau. Mais leur quotidien est rythmé par leurs manœuvres, l’analyse de la météo et les rendez-vous pour la médiatisation de la course. Ainsi, grâce aux vacations, ces rendez-vous avec les journalistes de l’organisation qui appellent les marins, les terriens peuvent entendre ces skippers qui naviguent au milieu des océans. La voix fait partie de la course au large depuis très longtemps, d’abord pour garder le contact avec la terre grâce à la radio ou le téléphone satellite, ou pour s’informer via la radio, comme RFI, qui était l’une des seules radios que les marins arrivaient à avoir en pleine mer, ou en téléchargeant des podcasts. Ces interviews sont enregistrées puis mises en ligne pour que le grand public écoute ces voix du large et pour que les radios puissent récupérer ces audios pour leurs sujets. Finalement, la course au large a créé des podcasts sans le savoir… Sur les pontons, lorsqu’on demande à un skipper comme Charlie Dalin, skipper de MACIF, 2e du Vendée Globe et 2e de la Route du Rhum, s’il écoute des podcasts quand il est en mer, voici ce qu’il dit : “Oui, mais je n’écoute qu’un seul podcast, c’est Affaires sensibles sur France inter. Mais cela dépend des courses car il faut du temps, sur le Vendée Globe j’en ai écouté beaucoup mais pas sur la Route du Rhum, qui est trop intense.

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