Qu’ils soient classiques ou contemporains, les artistes issus d’un grand nombre de disciplines et dont nous parlerons ici ont tous un point commun : leur refus des conventions et des codes sociaux. Rebelles, visionnaires, irrévérencieux… et tous magistraux !
Après avoir parlé de On n’est pas trop vieux pour ces conneries au début de la semaine, nous étions obligés de retrouver le studio pour son Hommage Collatéral, puisque la première série est maintenant rassemblée sous sa bannière. Et le compliment n’a rien d’accidentel, puisque chaque épisode dure deux à trois heures et réunit plusieurs experts qui se complètent (le propos est passionné mais plutôt objectif).
La plume et les bulles
Il y en a pour tous les goûts, puisqu’on remonte jusqu’au premier écrivain “pop”, à la vie tumultueuse, Alexandre Dumas père. Dans d’autres pays, le génial mais discret Neil Gaiman a durablement marqué la littérature et le cinéma anglo-saxons (Stardust, American Gods, Good Omens). Sont aussi célébrés en littérature son comparse pour ce dernier projet, l’ironique Terry Pratchett et son énorme Disque-Monde. S’y adjoignent deux dessinateurs remarquable : Alan Moore en rejet avec les normes pour les comics aux USA (V comme Vendetta, Watchmen) et le mangaka japonais Yoshihiro Togashi qui s’offre le luxe de trois épisodes pour son oeuvre (notamment Hunter X Hunter, qui caracole depuis 24 ans et a écoulé 84 millions d’exemplaire).


Super8 et davantage
Côté cinéma et séries, les derniers numéros font une rétrospective de Dracula (200 apparitions au grand écran et 500 si l’on inclut la télévision) ou débattent longuement sur Avatar 1 & 2 (ainsi que la suite annoncée par James Cameron). Dans les épisodes plus anciens, il y a bien sûr George Lucas avec son Star Wars ou le long parcours du combattant des sœurs Wachowski avant d’atteindre la reconnaissance avec Matrix. Josh Whedon prouve qu’il a toujours un coup d’avance, depuis Buffy contre les vampires jusqu’aux super-zéros complexés de Marvel.