Gaëlle Déchelette, ingénieure et romancière française expatriée en Chine, se définit comme “auteure à ses heures de sommeil perdues”. Elle vient de faire paraître son troisième roman. Depuis deux ans, elle anime un podcast sur la façon de construire des fictions, Passage des histoires, et plus récemment un second mettant en avant son pays d’accueil, Comme chez nous en Chine. Pouvez-vous résumer votre parcours d’écrivaine ? J’ai toujours aimé lire, c’était pour moi un moyen de voyager. J’écris “sérieusement” depuis 2014. Avant, j’avais la volonté d’écrire, des projets d’écriture, j’ai commencé de petites choses, mais je n’avais pas reçu l’encadrement dont j’avais besoin, des formules pour m’aider à développer ma créativité. Quand j’ai commencé à plancher dessus en 2014, pour terminer un projet qui me tenait à cœur, cela m’a donné envie d’en faire d’autres, de continuer à travailler sur cette créativité. C’est un moyen de m’exprimer plus facilement qu’à l’oral, parce que je suis une personne très introvertie et assez timide, mais j’ai vite senti que j’avais une force de persuasion à l’écrit. > J’ai découvert qu’on pouvait exprimer ses idées, raconter des histoires et faire ressentir des émotions par l’écriture. Comment avez-vous découvert le podcast ? C’est un format que je consomme beaucoup. Depuis la Chine, c’est plus facile d’avoir accès aux infos et aux émissions françaises en podcast. J’ai ensuite creusé dans tous les domaines qui m’intéressent, notamment le développement personnel. J’ai eu envie de me lancer après avoir écouté Alexis Milcent, qui a produit des conseils de management à partir des Fables de La Fontaine (La Fontaine & Cie, ndlr). J’ai trouvé l’idée géniale et, comme j’ai plus de facilités à l’oral depuis que j’ai fait du théâtre, j’y ai vu un excellent moyen de transmettre ce que j’ai appris sur l’écriture. C’est une façon d’aller à la rencontre de l’autre. Comment est structuré Passage des histoires ? En trois axes. Une partie “méthode et conseils”, issue de mes ateliers. Un audiologue où je développe un thème du mois, d’après mon expérience personnelle, qui n’est pas scripté pour garder mon naturel.

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