Joe Rogan ou Emma Chamberlain… aux États-Unis, les influenceurs ont déjà adopté le podcast depuis des années. Mais en France, alors que les podcasteurs indépendants ont conquis le marché depuis une dizaine d’années, ces derniers mois on assiste à un nouveau phénomène : les podcasts d’influenceurs. Mauvaise nouvelle ou nouvelle opportunité pour les créateurs indépendants ? Toile d’EnjoyPhoenix, Contre Soirée d’AnnaRvr, Canapé Six Places de Léna Situations, Le Podkatz de Coucou les girls (alias Juliette Katz), Les Pachas de Mayadorable et Jules Pedretti… il en existe des dizaines – et, dans la majorité des cas, ils ont moins d’un an. Pourquoi un tel engouement pour ce média ? Que trouvent ces habitués des formats vidéo dans l’exclusivité de l’audio ? Et surtout, quel impact pour les créateurs indépendants ? ## Le retour de “l’intime authentique” “Vous suivez peut-être déjà nos aventures sur Instagram ou YouTube mais là, c’est beaucoup beaucoup plus intime”, expliquent Mayadorable et Jules Pedretti dans le premier épisode de leur nouveau podcast Les Pachas. Leur objectif ? Raconter anecdotes et autres histoires croustillantes de leur couple. Parce qu’après le scandale du marketing d’influence qui a explosé autour de Magali Berdah et de son agence en 2022, nombreux sont les influenceurs qui ont voulu se détacher de l’image d’influenceur relais des marques. Et pour cela, quoi de mieux que se montrer authentique ? Dévoiler sa “vraie personnalité”, “papoter et être transparent”, raconter des moments de vie privée… S’il y a bien un point commun à toutes les introductions de ces influenceurs-podcasteurs, c’est cette envie, au travers du podcast, de créer un lien plus intime avec leur communauté. Pourquoi un podcast plutôt qu’une vidéo ? Je me contenterai de retranscrire les paroles de Mayadorable et Jules Pedretti : “On va se livrer à vous parce qu’on n’a pas besoin de vous regarder dans les yeux.” EnjoyPhoenix le confie aussi dans une interview donnée à Melty, “[dans Toile] on a accès à des moments très intimes de la vie de certaines personnes qui se livrent plus puisqu’il n’y a pas de caméra”.
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